• DDL #11 : Comment sortir avec un super-héros

    "Comment sortir avec un super-héros quand on est un super-vilain", de Alex Gabriel

    Récemment, je suis retombé dans les fanfictions Avengers, et ça m'a rappelé l'existence de ce bouquin en particulier. A l'époque de sa sortie, je pleurais sur mon budget inexistant et il prenait la poussière dans ma liste "à acheter". Du coup, je l'ai ENFIN en ma possession. La lecture a été rapide~

    Mais déjà, qu'est-ce que ça raconte ?

    Résumé : Des super-héros. Des méchants larbins. Et un sacré conflit d’intérêt.  Faire partie de la famille d’un super-vilain n’est pas un gros problème pour Pat West. Certes, sa mère tente à l’occasion de conquérir le monde, et alors ? Tout ce que lui veut, c’est finir ses études et devenir urbaniste. Le fait qu’il se transforme parfois en larbin diabolique… ça, ce n’est qu’une tradition familiale.  Et puis un jour, Pat couche par accident avec /Silver Paladin/, le super-héros également connu sous le nom de Nick Anderson, un millionnaire reclus. Ce n’est qu’un malentendu. Pat n’a jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, il le jure. N’empêche qu’il se retrouve bientôt complètement dépassé par la situation, surtout quand il commence à développer des sentiments pour le pire gars possible.  Quand sa mère réapparaît pour mettre le monde à ses pieds, Silver Paladin s’empresse de la contrer… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage. Comment pourrait-il associer sa vie de larbin à ses sentiments pour un héros ? Nick l’aimera-t-il assez pour passer outre ce qui les sépare ? Ou perdront-ils tous les deux ce qu’ils chérissent le plus ? 

    On va commencer par un point positif (parce que j'ai quelques petites choses à redire) : j'ai beaucoup aimé. On me secoue sous le nez des costumes en lycra et de la science futuriste éclatée au sol, bah j'achète. C'est ça qu'on aime dans les films de super-héros ! Rajoute-moi de la grosse romance bien clichée (limite parodique par moment) par-dessus et je fais une money rain avec tout ce qui me reste ! Il y a si peu de romans du genre que j'ai béni le ciel quand je l'ai vu sortir.

    Et maintenant, le paragraphe du ''j'ai perdu mes yeux''. Parce que je ne sais pas qui a relu avant impression mais si les fautes de ce bouquin nous déclarent la guerre, je change de planète. La traduction pêche pas mal aussi, ou alors c'est le roman de base qui avait des problèmes ? Ce qui est sûr, c'est que certaines scènes sont un sombre bordel dans lequel il est très dur de se retrouver. Du coup, on perd en dynamisme et c'est dommage. Idem pour les scènes de fesse qui sont légion alors que j'étais pas vraiment là pour ça... Mais j'aurais peut-être dû lire le résumé avant, même s'ils ont réussi à y faire une faute dans le nom d'un des protagonistes (oupsi~ c'était Andersen, pas Anderson). Bref, le résumé m'aurait prévenu de l'entrée en matière du bouquin plutôt... Herm. J'aime les ellipses sur ces moments généralement.

    Couverture VO (jamais ça passe les limites de ma bibliothèque)

    Je me suis aussi plaint de la couverture à quelqu'un, qui m'a obligeamment montré la couverture VO. Autant la VF est passable (j'adore l'écriture du titre, c'est juste l'image derrière que je trouve trop générique), autant j'aurais JAMAIS acheté le livre en VO. Je fais pas collection dans les gars qui ont perdu leur tee-shirt, merci bien. La mise en page est aussi un peu chargée, les marges sont trop étroites, ça ne respire pas. Mais c'est un truc assez redondant sur les bouquins de ces éditions donc on s'habitue. Du coup, j'ai l'impression que ce roman a été sorti dans le rush et mériterait un petit ravalement. Pas qu'un petit, peut-être. Ce serait bien.

    CEPENDANT. J'ai commencé en disant que j'ai bien aimé. Parce que malgré ça (ce qui est déjà beaucoup pour mon petit cœur), j'ai vraiment passé un bon moment. Ma vitesse de lecture a frôlé celle du Corps exquis de Poppy Z. Brite. Clairement, la comparaison est impossible sur la qualité objective des textes mais... D'un point de vue complètement subjectif, c'était le Kiff avec un K majuscule. J'ai torché les 470 pages en trois jours ! J'aime beaucoup Pat, il est très attachant et c'est amusant de le suivre dans tous ses problèmes. Parce que, sérieux, il empile le gars. Il a une poisse comme on l'aime ! Pour Nick, c'est plus mitigé parce que, comme on n'a pas son point de vue (ce qui manque vraiment parfois), il arrive qu'il ait un peu la personnalité d'un brocoli trop cuit. Ce qui gâche un peu le côté génie, mais je l'aime bien quand même. Parce qu'ils ont une relation vraiment mignonne. Le fluff en grandes pompes, si vous voulez. C'est agréable pour une fois.

    Étrangement, je n'ai pas senti que la romance écrasait le scénario. (C'est un défaut récurrent sur beaucoup des romances que je lis alors je me méfie.) On a un bon équilibre et j'en ai eu pour mon argent ! La parodie est bien présente, les vilains/challengers sont attachants et c'est un bonheur de voir les coulisses de leurs délires de conquête du monde. On en vient à les encourager, même. La famille de Pat est bien intégrée, aussi. On sent bien que tous les éléments de sa vie s'articulent correctement malgré son emploi du temps plus que chargé.

    Pour conclure, autant je recommanderais totalement pour le côté super-héros et romance pas très fine mais agréable, autant la forme pique un peu et l'achat va vraiment dépendre de ce que vous priorisez.

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