• DDL #8 : Watership Down

    J'avais demandé Watership Down à Noël parce que j'avais flashé sur la couverture... Ouaip, comme beaucoup de monde, je marche au visuel. Ce que je n'avais pas calculé, par contre, c'était que le bousin faisait 500 pages et que je suis une mauvaise lectrice. Vous imaginez donc mon désarroi face à cet immonde (mais magnifique) pavé. Et puis j'ai commencé à le lire... Mais qu'est-ce que ça raconte ?

     

    Petite parenthèse : Je n'avais jamais fait de moodboard. Peut-être (sûrement ?) parce que je suis une bille en graphisme... Mais franchement, pour un truc fait en 30 minutes sur Publisher, je pense qu'on peut respecter un minimum le résultat ! (Si vous cherchez les références des dessins/peintures, c'est à la fin de l'article.)

     

    Résumé : C’est dans les fourrés de collines verdoyantes et idylliques que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettront peut-être de franchir les épreuves qui les séparent de leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle vraiment là ? Aimé et partagé par des millions de lecteurs à travers le monde, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces récits mythiques et hors du temps, une épopée sombre et violente, néanmoins parcourue d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et, par dessus tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer. (Merci Monsieur Toussaint Louverture)

    Je ne crois pas aux vaines promesses, j'ai du mal avec le marketing puisqu'il a tendance à être mensonger. Mais je crois que ce résumé a tenu toutes ses promesses. Bien sûr, on ne change pas une personne en un jour et j'ai mis longtemps à le finir, mais c'était du bonheur ! j'étais sceptique au début, ça promettait d'être très, très original. Le genre de chose que l'on aime ou que l'on déteste, mais qui ne suscite pas l'entre-deux. Des lapins en personnages principaux ? Quelle idée saugrenue. Et pourtant, c'est ce qui fait toute la force de Watership Down.

    L'auteur est un passionné de nature, chacune de ses descriptions nous plonge dans un monde champêtre dont le calme n'est qu'apparent. Il possède aussi un regard acerbe sur la société et, étonnamment, l'histoire est passée d'épopée fantastique à une dystopie loin des clichés modernes du genre... Je hais les dystopies. C'est aussi simple que ça. Je n'ai aucun feeling avec ce genre de romans. Pourtant, Watership Down m'a fait tomber dedans avec la facilité d'un "oups, je t'avais pas prévenue". Ah ça non, j'étais pas prévenue, et heureusement ! Ç'aurait été un désastre que de passer à côté de cette aventure !

    L'histoire nous tient en haleine du début à la fin. On se ronge les ongles, terrifiés à l'idée que l'un des lapins ne se fasse tuer. Ce serait si simple, ils sont fragiles face à tous ces dangers. Un lapin n'est pas fait pour voyager, Richard Adams ne se gêne pas pour nous le rappeler de la plus violente des manières. Pourtant, toute cette tension est parfaitement contre-balancée par le folklore et les légendes qui nous sont contées. Tout comme les hommes, les lapins ont leur religion, leurs mythes créateurs et leurs contes traditionnels. Shraavilshâ, le premier lapin, fait preuve d'une ruse et d'une malice qui nous tire, sinon un rire, au moins un sourire à chacune de ses aventures, même la plus terrifiante. Ce livre est un puits sans fond, rempli d'une imagination sans faille dont on ne peut qu'être admiratif.

    Je vais arrêter là mes louanges, mais j'espère vous avoir donné envie de le lire et de découvrir le surprenant travail de Richard Adams. Bonne lecture !


    Références :

    • Couverture de la réédition du livre (langue française), 2019, éditions Monsieur Toussaint Louverture, par Mélanie Amaral (c'est celui que j'ai acheté et il est top : grand, solide, des pages douces, une police agréable à lire... Je le conseille)
    • En bas à gauche : détail d'une peinture par Maggie Vandewalle
    • En bas au milieu : "The prince of thousand ennemies" par Caitlin Hackett, fanart de Watership Down
    • En haut à droite : peinture par Paul Krapf
    • Pour les photos, je n'en ai pas trouvé les auteurs originaux et je m'en excuse
    « Ma famille et le loup"L'Amérique pleure", Les Cowboys Fringants »
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