• Joker (2019)

    Hep ! Ce soir, c'est Halloween, alors review "de qualité" pour l'occasion !

    Pour commencer, un résumé du film pour ceux qui ne vivent pas sur la même planète et n'en ont pas même entendu parler :

    Dans les années 1980, à Gotham City, Arthur Fleck, un comédien de stand-up raté est agressé alors qu'il ère dans les rues de la ville déguisé en clown. Méprisé de tous et bafoué, il bascule peu à peu dans la folie pour devenir le Joker, un dangereux tueur psychotique.

    Je vais vraiment finir par passer pour un vieux hipster qui n'aime pas un film juste pour ne pas l'aimer mais... Je n'ai pas réussi à aimer Joker. Je n'axerai cependant pas cette critique sur ses points négatifs, pour une seule raison : il y en a très peu.

    Alors, oui, je vais commencer par ce qui va dans le film... Absolument tout (ou presque, mais no spoil). C'est un bon film. Très bien filmé, réalisé, mené de bout en bout avec talent. Son but est clairement de nous mettre mal à l'aise et il réussit haut la main son pari. Tout le film nous narre la vie un peu merdique du Joker en long, en large et en travers. Pour tout dire, du début à la fin, c'est de la surenchère pure et simple. Tu pensais pas que ça pouvait pas être pire ? Que nenni !

    Le réal' : Hoho... Il a bien une vie de merde, c'est pas mal, j'aime. Mais ça manque un peu de piquant. Stagiaire ! Rajoute-moi un peu d'amertume et de malchance là-dessus, ça pue pas assez !

    Alors pourquoi j'aime pas ? Déjà, pas pour le plaisir de dire que "jE sUIs trOp UnIQue eT QUe mOi j'sUIs pAS Un mOutOn". C'est très personnel comme façon de ressentir le film, mais j'ai eu les mêmes sentiments que face à Parasite (dont j'ai parlé il y a quelques temps), et rien que pour ça, ça n'a pas pu marcher. Mais. Parce qu'il y a un mais. Le sentiment seul est le même, pas les raisons qui l'accompagnent.

    Je n'ai pas réussi à avoir de l'empathie pour le personnage. J'apprécie le Joker en tant que méchant mais pas en tant que personnage principal. C'est un fait, je ne peux pas apprécier un film si je n'ai pas d'empathie pour celui que l'on suit. Et ce n'est pas parce qu'il ne me ressemble pas, que je ne le comprends pas, etc. Je peux facilement avoir de l'empathie pour nombre de personnages romanesques s'ils me sont présentés avec tact et nombre de détails sur leur psychologie.

    Là, on est spectateurs de l'ascension de sa folie sans avoir assez d'éléments pour "entrer dans sa tête", et les seules fois où l'on nous le permet, c'est pas brillant. C'est glauque, c'est malaisant. Vraiment, je ne supporte pas le malaise tel qu'il est présenté ici. Pourtant, j'ai aimé Shining (même s'il m'a bien fait flipper, faut pas se mentir), tout comme la série Hannibal, et j'arrive à avoir un infime sentiment de compréhension pour Wilson Fisk, le méchant de Daredevil.

    S'il n'y avait pas eu marqué "Joker" sur l'affiche, je sais que je ne serais pas allée le voir. J'ai horreur des représentations exacerbées de misère humaine. C'est un constat qui se renforce au fil des films que je regarde. Il y a une scène, par contre, que j'ai adoré. Pour ceux qui ne l'ont pas vue, mais je ne la décrirai pas. our ceux qui ont vu le film, surlignez ce qui suit : fin, couloir, traces de pas, poursuite. Pour garder un bon souvenir de Joker, je ne retiendrai donc que cette scène, parce qu'elle a su me faire rire pour l'unique fois du film.

    Bref, c'est un bon film. Vraiment. Je vous encourage à aller le voir, comme Parasite. Moi, je sais que je ne le reverrai pas mais il reste un film de qualité alors faîtes-vous plaisir !

    « CdP #5 : J'aime pas les romancesCitadelle »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :