• DDL #10 : Le corps exquis (+18)

    Rah... Impossible de trouver un fichu résumé de ce bouquin ! Sur le poche que j'ai, il n'y a qu'une explication triste du concept sans respect pour les personnages et le résumé sur wikipédia fait peine à voir. Comment je vous vends ce bouquin si vous ne savez même pas de quoi ça parle ? Et puis zut. On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

    Résumé : Andrew, tueur en série nécrophile britannique, parvient à s'échapper de prison après cinq ans d'emprisonnement par un ingénieux stratagème. De l'autre côté de l'océan, Jay, meurtrier discret et fortuné, fait des ravages dans Le Vieux Carré, quartier gay de la Nouvelle-Orléans. Ce livre est l'histoire de leur vie, de leur rencontre, de leurs méfaits et bien d'autres coups du sort.

    J'espère avoir réussi à éveiller votre intérêt, même si je dois vous mettre en garde : je ne ferai pas lire ce bouquin à n'importe qui. Déjà parce que c'est outrageusement gay (scènes graphiques comprises) et que ça met sur le carreau 50% des lecteurs de base. Mais surtout parce que ce roman est crade. Et quand je vous dis crade, c'est parce qu'on ne vous épargnera aucun détail des meurtres, de la chasse à la disparition du corps. Puis franchement, je ne sais pas ce qui est le plus fleuri entre la nécrophilie et le cannibalisme.

    C'est cru, bordel.

    L'autrice ne se refuse rien et ça se sent. J'ai lu dans d'autre avis (j'aurais pas dû regarder, mea culpa) que certains lecteurs voyaient là une surenchère gratuite et malvenue. Personnellement, je ne dirais pas que j'ai trouvé ça subtil, mais c'était bien dosé. Quand on écrit une histoire crade, on n'utilise pas de lingettes ! Je suis désolée mais un meurtre, c'est pas propre. Du sang, des larmes, de la douleur : voilà ce qu'on attend de l’œuvre d'un psychopathe. On ne peut pas surenchérir lorsque la folie ne pose pas de limites.

    On est vraiment plongés dans la tête d'êtres dérangés aux émotions perturbées. Clairement, si on est un peu fragile, ça peut vite provoquer une répulsion pour le bouquin. Par contre, si vous êtes blindés : ENTREZ, C'EST OPEN BAR ! Je n'ai eu aucun problème à comprendre et empathiser les personnages. Ils sont bien écrits, on comprend leur logique et leur cheminement de pensée sans difficulté. Il faut juste laisser de côté sa moralité et son sens de la réalité. C'est un livre qui se lit avec la tête vide. Si on commence à juger les personnages et à se dire "nan mais c'est horrible quand même", on se gâche le plaisir.

    J'ai aussi lu (cette critique devient un plaidoyer, décidément) que ce livre n'avait pas de scénario. Est-ce que j'ai le droit de m'énerver ? Alors, effectivement, on a un roman avec une structure très différente de ce que l'on peut lire en majorité. Il s'agit d'une sorte de tranche de vie, une scène dans la vie d'Andrew, un passage de sa mémoire que l'on voit défiler comme on regarderait un film. Les moments forts sont distribués de façon perturbante, irrégulière... Parce que c'est comme ça la vie : il n'y a pas de temps forts prémédités, on ne vit qu'une fois.

    Bref, j'ai énormément aimé ce livre, je le place officiellement sur le Panthéon de mes meilleurs lectures. C'est un coup de cœur.

    « DDL #9 : Renard de Morlange & Rouge Braise
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    1
    Mercredi 29 Avril à 06:01

    Il a l'air terrible ce bouquin ! Pile poil mon genre... il me rappelle "Au-delà du mal" de Shane Stevens. Ça donne envie !

     

      • Mercredi 29 Avril à 10:40

        Fais-toi plaisir alors ! Mais n'occulte pas le côté gay, il se rappellera très vite à toi, c'est pas un élément de sous-texte.

    2
    Mercredi 29 Avril à 11:31

    T'inquiète ^^ ... je n'occulte rien du tout ^^ . Il a l'air de le faire ^^ !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :